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Tranches de vie

Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 11:11
Ecrire quoi, comment, pour qui, pourquoi ?

Première constatation, j'écris mieux quand je suis triste ou en colère. Le bonheur ne m'inspire pas grand chose, je le vis, j'en profite et c'est suffisant.

Ce matin, j'ai découvert le blog d'un ami madrilène. Il l'a ouvert il y a deux semaines et a déjà produit de nombreux textes. Très bien écrits, ses textes. Profonds, construits. Il vit une sale période. Hier, il a décidé de tout effacer, s'est ravisé et a bloqué l'accès de son journal virtuel. L'entrée se fait sur invitation. De toutes façons, il est convaincu que personne ne le lit.
Mais on est toujours lu, sur le net. Par des robots, des curieux, des gens venus pour autre chose, des habitués, des amis, des inquisiteurs...
Bref, je sais qu'il écrit depuis longtemps, qu'il continuera a écrire. Cette citation est pour lui : "Escribo para evitar que al miedo de la muerte se agregue el miedo de la vida" - Augusto Roa Bastos.

Deuxième constatation, ce que j'écris n'est pas forcément intéressant. Soit.
Dans ce cas, pourquoi le publier ? Mais si je ne publie pas ou ne donne à lire le texte à personne, à quoi bon l'écrire ? Autant juste le penser.
Mon processus d'écriture est un peu masturbatoire. Il me fait du bien, je me fais du bien. Alors pourquoi ce besoin d'en exhiber l'accessoire ? Le plaisir n'est pas totalement satisfait tant que personne n'a lu.


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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 12:07
Je découvre à l'instant dans mes stats que quelqu'un est arrivé sur mon blog en tapant :
"chirurgie vagin .prix.suisse .com" sur yahoo.
Cette personne est arrivée sur mon article sur les FIV en Suisse, elle a dû être déçue du voyage...
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 19:45
Je pose un pied, puis l'autre. Le rythme vient, peu à peu. La cadence s'installe. Il ne faut pas la perdre, pas forcer non plus. Juste la maintenir.
L'esprit se libère alors. Et les sens s'éveillent. On voit. Les rochers, l'herbe un peu jaune, des touffes plutôt longues, les mousses, les petites fleurs de montagnes, simples et juste parfaites. Quelques bouses nous rappellent qu'on est encore sur l'alpage. Le chemin sera encore long et c'est bien. Pas de bruit, pas tout de suite. Ensuite, l'oreille s'exerce et surprend le bourdonnement d'insectes qu'on ne reconnaît pas bien. Quelque chose bouge dans notre champs de vision. Une marmotte ?
Je suis le sentier.

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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 11:13
Nos amis d'over-blog nous ont gâtés. Pour Noël, il nous proposent des activités pour pas qu'on s'embête... Ce blog sera donc absolument moche et pas vraiment à mon goût jusqu'à ce que je prenne mon courage à deux mains et que je m'attelle à la tâche...
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 10:59
Depuis quelques années maintenant, j'ai plus ou moins gommé la fête de Noël. A cette période, je séjourne à l'étranger avec mon ami. L'absence d'une famille digne de ce nom sur place nous évite la corvée de la soirée poussive du 24 et les affres du déjeuner officiel le 25. La plupart du temps, nous nous retrouvons juste les deux, en amoureux, devant un bon film et un gigantesque plat de gambas à l'ail. Et c'est vraiment très agréable. De plus, la frénésie générale de consommation de cette période me fatigue et m'agace. C'est à qui aura le plus gros paquet, le cadeau le plus cher ou le plus chic, la boutique la plus éclairée, le foie gras le plus gras, le champagne le plus bulleux. Je préfère le plus simple, le plus fait maison, le plus attentionné, le plus original.

Il y a quelques jours, des sapins ont été installés avec boules et guirlandes sur la place. Pas un gros sapin, non, 4 ou 5 sapins de taille plus raisonnable comme une forêt miniature. Je sortais du bus en fin de journée et je passais en coup de vent à côté des conifères pour rentrer chez moi quand soudain leur odeur m'a sauté aux narines et a stoppé net ma course. Je suis revenue sur mes pas et j'ai humé, respiré, longtemps, profondément les branchages. Cette odeur, c'était Noël ! Et sans que je n'y puisse rien, des larmes sont remontées de mon cœur à mes yeux.
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